Si j’écrivais dans le New York Times…

Hier, le célèbre journal new yorkais publiait sur son site web un article proposant aux lecteurs un itinéraire pour 36 belles heures dans la ville de Québec. Avant de commenter la chose, je vous invite à lire l’article en question.
 
Maintenant que c’est fait et que vous pouvez être en accord ou non avec mes commentaires en toute connaissance de cause, voici ce que la résidente-guide-blogueuse sans passeport en moi en a pensé.

D’abord, monsieur le journaliste, veuillez apporter deux corrections relativement importante. La photo des deux personnes qui partagent un parapluie (partager un parapluie…quoi de mieux à faire à Québec…!) n’est pas au Parc de la Chute-Montmorency dans le Vieux-Québec, mais bien au Parc Montmorency dans le Vieux-Québec… vous avez dû la chercher longtemps la chute! Petite traduction douteuse maintenant, machin chouette en cute machine…hum hum…bel effort mais le français n’est pas tout à fait au point encore.
 
Maintenant, je dois dire que malgré ces deux erreurs et quelques choix discutables, je suis bien d’accord avec la majorité des suggestions. Merci de faire sortir les gens des murs du Vieux-Québec! Les quartiers Saint-Jean-Baptiste et St-Roch, c’est vrai que ça vaut la peine et que c’est plus réaliste comme vision de la capitale.
  • J’aime l’idée du Café Temporel, endroit que je recommande souvent aux touristes lorsque nous marchons devant, mais où je ne mets pas les pieds assez souvent.
  • Une promenade sur les murs entre les portes St-Louis et Saint-Jean vaut aussi le coup et j’ajouterais le mur de la Citadelle jusqu’à la superbe vue qu’offre la Terrasse Dugua-De Mons.
  • Le choco-musée Érico, que j’ai découvert par hasard la semaine passée ne me fait écrire qu’un mot : miam! Je ne connais pas le musée, puisque l’extraordinaire chocolat au fromage de chèvre et poire avait capté mon attention bien avant!
  • La terrasse du Sacrilège est un autre bon choix pour son ambiance et sa bonne bière!
  • La late-night poutine! Combien de fois ai-je dit aux touristes qu’après avoir marché plusieurs heures dans la ville, ils doivent absolument essayer la poutine qui doit être perçue comme une expérience culturelle?! En autant que les touristes ne pensent pas que l’on en mange à tous les jours…
  • Finalement j’aime bien l’idée du Marché du Vieux-Port, où je voudrais aller plus souvent. Dans le Temps des Fêtes, c’est une excellente place pour trouver des petits cadeaux et autres gâteries, dès la fin du mois de novembre.

 

Après les fleurs, le pot! Deux suggestions m’ont fait mordre mon bonnet de Nouvelle-France (je guide en costume d’époque, merci de ne pas penser que je mords un bonnet régulièrement dans la vie de tous les jours). 
  • J’échangerais à toute vitesse la Barberie contre la Korrigane dans le quartier St-Roch ou encore l’Inox sur Grande-Allée, pour la qualité des bières et pour ce qu’on peut y grignoter entre deux gorgées.
  • L’idée de louer un vélo me plaît bien, par contre le choix de la Baie de Beauport comme destination est discutable. Avec le nombre de travaux qu’on croise en chemin et l’eau dans laquelle on ne peut pas se baigner, je ne vois pas pourquoi on ferait un détour pour s’y rendre. Pour en profiter, il faudrait y louer une embarcation pour 1h…afin de bien apprécier sa location de vélo…humm. Pourquoi ne pas aller jusqu’en bas de la chute Montmorency (la vraie, pas celle dans le Vieux-Québec!) à la place? Ou encore partir vers la promenade De Champlain qui longe le Saint-Laurent? On pourrait alors en profiter pour faire un arrêt dans le coin de Place Royale et du Petit-Champlain, coin oublié dans le texte, mais qu’on voit pourtant dans la vidéo de 36 secondes.
Pour le reste, soit je ne connais pas assez les endroits, soit il s’agit de trucs trop cool et branchés pour moi. Disons que le public cible de cet article, amateur de bonne bouffe, bon vin et d’art urbain, a un certain budget voyage qui n’est pas donné à tous. On ne croule pas sous l’histoire ici, mais plutôt dans l’atmosphère branchée. Mais quand même, c’est une excellente visibilité pour la ville que d’avoir ce texte dans le New York Times. Par contre, ce 36h n’est pas accessible à tous financièrement! J’aimerais beaucoup voir un article dans le même genre, mais en version pour des gens qui n’ont pas 620$ à dépenser pour une lampe faite avec un tricycle antique…! Alors je me mets au défi de vous en pondre un dans les prochains jours! Vous pourrez allègrement critiquer mon 36h à votre tour!
 
36 horairement vôtre,
Sarah sans passeport
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Une réflexion sur “Si j’écrivais dans le New York Times…

  1. Bonjour! Bonne lecture de l'article et bonnes observations! D'accord avec le fait que la Korrigane aurait mérité une place. Une micro qui s'est imposée très rapidement dans le décor de Québec. D'accord aussi avec l'étrange traduction de Machin Chouette…;) Je reviendrai sans faute lire votre version du «36 hours in Quebec City!»!

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