Jalousie touristique quand tu nous tiens!

En tant que fille qui travaille dans le domaine touristique, je suis parfois jalouse. Le classique dans mon cas, c’est la jalousie envers les guides qui parlent plus de langues que moi, mais ça, c’est une autre histoire psycholinguisticotouristique. Cet été, j’ai découvert deux produits touristiques que j’aurais aimé inventer tellement ils sont pertinents et magnifiquement faits. Comme je ne suis pas une jalouse maladive, je vous en parle quand même et vous conseille fortement d’aller les visiter/lire si vous passez par Charlottetown pour le premier et par une librairie pour le deuxième. 

Le Founder’s Hall : la confédération pour les nuls, les pas si nuls et les autres
 
L’Île du Prince-Édouard fait partie du pays depuis 1873, soit 6 ans après la création du Canada et pourtant, dans le centre-ville de Charlottetown, il semble y avoir une fierté d’être la Canada’s birthplace (et ça change de Anne aux pignons verts…). Dans la même bâtisse que l’information touristique, à deux pas du port, il y a le Founder’s Hall, un cours de Confédération 101. Un tunnel nous fait reculer dans le temps, avant 1867, question de comprendre où en était les colonies britanniques. Puis par des faux reportages télévisuels et autres mises en scène simples et efficaces (un drap avec l’ombre d’une femme qui jase de ce qui se passe en ville en accrochant ses vêtements sur la corde à linge m’a particulièrement plu), on nous explique les différentes étapes qui ont mené au 1er juillet 1867. Ensuite, on en apprend sur l’entrée de chaque province et territoires, les pours et les contres de l’adhésion et sur ceux qu’on appelle les pères de la Confédération. Le gros avantage du Founder’s Hall : avoir trouvé le dosage parfait entre l’information écrite et visuelle. Personnellement, vous me perdez rapidement quand je dois lire l’équivalent d’une thèse à chaque arrêt dans un musée, que le sujet m’intéresse ou non. Le sujet trouve bien sûr d’importantes fondation à Charlottetown, là où plusieurs politiciens se sont rencontrés en 1864, quelques semaines avant la deuxième conférence menant à la création du pays, qui a eu lieu à Québec, là où on ne se vante vraiment pas de ce pan de notre histoire. Peu importe les allégeances politiques, la création d’un pays, qu’on l’aime ou le déteste, reste quand même un événement historique majeur, sous-utilisé dans la capitale québécoise. Ce n’est pas de la politique, c’est de l’histoire! Parlant de divorce politique, j‘ai été étonnée d’apprendre que bien avant que les québécois ne discutent de souveraineté, la Nouvelle-Écosse a en fait été la première province canadienne à vouloir se séparer du Canada…en 1868! 

Le tour du Québec en BD : un souvenir comico-éducatif qui sort de l’ordinaire

On est loin du toutou orignal ou du t-shirt « J’aime Québec » avec les bandes dessinées de la collection Le tour du Québec en BD! Deux madelinots ont eu la brillante idée de créer un album souvenir des Iles-de-la-Madeleine, leur coin de pays. Une dizaine d’années plus tard, on peut maintenant visiter la ville de Québec, Charlevoix, Le Saguenay-Lac-Saint-Jean, la Mauricie, l’Acadie en plus de leurs îles chéries, qui pourraient bien avoir droit à un tome 2 sous peu. J’ai acheté Les aventures de Néciphore (Îles-de-la-Madeleine) et Les aventures de Dagobert (Ville de Québec) question de voir si ce souvenir peut autant plaire aux locaux qu’aux touristes. Conclusion : j’ai autant apprécié voir mes souvenirs de vacances que mes lieux de travail dans ces bandes dessinées où l’on retrouve un glossaire d’expressions locales et de lieux importants, de même que quelques recettes. On suit un personnage dans de courtes histoires tout au long de l’année, où l’on aborde les classiques touristiques de sa ville (faut bien que les gens de passage se disent aaaahhh je connais ça moi!!), ainsi que les classiques tout court, dont un chouette clin d’oeil à René Lévesque dans l’album sur Québec. Bref, c’est à acheter pour rire, pour apprendre et pour visiter d’un autre oeil. D’ici là, vous trouverez plusieurs informations sur la création du projet sur le site internet Le vent qui vente.

 
Jalousivement vôtre, 
Sarah sans passeport
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