Un proverbe entre travail et mode de vie

Trois semaines… oups! Je suis de retour chez moi depuis plus de trois semaines (lors de la dernière tempête de neige à Québec!) et je n’ai toujours pas réécrit sur mon blogue. Après trois semaines extraordinaires de job surfing, j’ai comme eu besoin de vacances virtuelles. Je voulais volontairement un certain temps entre la fin des messages nordiques et le retour à la vie « normale ». C’est en lisant l’article « Ces périples qui forment la jeunesse », que j’ai eu envie de recommencer à écrire ici. Comme les jeunes touristes affluent dans le Vieux-Québec en ce moment, il y a un certain décalage entre l’idée et le texte publié!

Je ne peux pas tenter de démentir le fait que les voyages forment la jeunesse, parce que je me suis assez formée dans les dernières années! Mon type de voyage préféré est sans aucun doute le séjour linguistique, que j’ai eu la chance de faire à sept reprises dans trois langues et que j’espère bien revivre encore! Comme toute bonne jeune étudiante, j’ai aussi donné dans le backpacking, terme assez général qui veut simplement dire voyager avec un sac à dos! On relie souvent à ce type de voyage la jeunesse, le budget hyper limité et les dortoirs remplis de 22 touristes paumés et heureux. Pourtant j’ai rencontré plusieurs fois des backpackers de plus de 50 ans qui optent pour les chambres individuelles. Donc oui les voyages forment la jeunesse, mais surtout, ils forment tout court! Dans le texte du Soleil mentionné plus haut, on parle d’une étude qui relate les cinq destinations internationales préférées des jeunes canadiens comme étant : la France, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Thaïlande et le Royaume-Uni. Tant qu’à partir, on part loin mine de rien!
 
Le Réseau de Veille en tourisme a publié à l’automne 2008 un article sur les voyages des jeunes, avec leurs motivations et bénéfices. Dans les graphiques, on voit que l’une des motivations majeures pour voyager est le goût de découvrir d’autres cultures. Puis, on remarque que dans les bénéfices importants des voyages on retrouve l’ouverture d’esprit et une meilleure tolérance. Faut-il vraiment faire 25 heures d’avion pour ça?! Seulement au Québec, il y a onze nations autochtones différentes, des endroits anglophones, des villages où la route ne se rend pas et de la vie urbaine et multiculturelle. Touriste mal guidée me direz-vous, surtout ceux qui savent qu’à 20 ans j’ai passé un été au Vietnam et en Chine avec mon sac à dos, pour ne nommer qu’un exemple. Ceci dit, mon premier voyage de backpacking c’était dans les provinces Maritimes, du haut de mes 17 ans, où j’ai vécu une des expériences d’auberge de jeunesse les plus particulières : me réveiller après une sieste post-nuit-blanche-dans-le-train et regarder dans la salle commune en me rendant compte que tout le monde a l’air de parler mais sans faire de bruit… Dans cette petite auberge de Campbellton, nous étions environ une vingtaine de voyageurs, dont un backpacker d’environ 50 ans qui jouait du Brassens sur sa guitare amochée ainsi que… 14 européens sourds et muets! Je me suis donc retrouvée en minorité audible! Assez particulier comme début de voyage, où nous n’étions qu’à quelques kilomètres du Québec!
 
Ces articles joints à mes souvenirs me ramènent à penser à ce que je fais en ce moment. C’est-à-dire faire découvrir le Vieux-Québec à des jeunes adolescents canadiens et américains qui partent une semaine pour découvrir une autre province et pratiquer une langue seconde pour plusieurs. Il ne faut pas se conter d’histoires, pour la majorité, les moments forts du voyage seront sans doute la piscine de l’hôtel et le magasin de bonbons dévalisé par ces jeunes touristes à l’estomac sans fin. Tant mieux pour eux! Parce qu’entre le manque de sommeil et la surdose de sucre, quelques-uns font des liens avec leurs cours d’histoire, apprennent que certaines rues ont d’abord été des gens importants et se remplissent la tête (et le cellulaire!) d’images. Ils ont leur première expérience d’hôtel et d’avion sans leurs parents et apprennent à se débrouiller seuls pour retrouver leur chemin pendant leur temps libre. Dans plusieurs années, certains voyageront probablement plus loin et sans encadrement scolaire, mais ils se souviendront sans doute de la fois où il se sont perdus entre le Ashton et le Château Frontenac!
 
En pensant à tout ça, je me dis que dans un monde idéal, je mettrais un voyage d’échange culturel sans passeport obligatoire dans le programme scolaire du secondaire. Plusieurs écoles offrent des voyages aux jeunes, mais moi je mettrais la chose obligatoire, un projet soutenu par le gouvernement! Pas besoin d’aller bien loin… Des jeunes de Québec pourraient rendre visite à ceux de Fermont, d’autres du Saguenay pourraient visiter des jeunes anglophones de l’Estrie, etc. Passer de Montréal à l’Isle-aux-Grues ou de Harrington Harbour à Trois-Rivières, ça forme sa jeunesse ça aussi, j’en suis certaine!
 
Jeunessement vôtre
Sarah sans passeport
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Une réflexion sur “Un proverbe entre travail et mode de vie

  1. Salut sarah, merci pour tes articles,je voyage!!!Felicitations pour ton election dans notre quartier, a quand un verre attablé au soleil
    Emilie
    418 264 40 30

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