Qu’est-ce qui se parle ici?

Officiellement, les Territoires du Nord-Ouest ont 11 langues officielles. Neuf langues autochtones ainsi que le français et l’anglais. En réalité, il ne faut pas s’attendre à pouvoir être servi dans les 11 langues à la grandeur du territoire, mais comme dans certaines des 33 communautés une, ou plusieurs, langue autochtone est parlée par la majorité des gens, les langues de service varient selon les endroits. Les documents officiels sont en anglais et en français et à la demande peuvent être traduits dans les langues autochtones officielles. À Hay River, la plupart des bâtiments sont identifiés en quatre langues : anglais, français, esclave du Sud et chipewyan. Certaines écoles des TNO offrent des cours de langue seconde aux jeunes en français, mais aussi dans certaines langues autochtones. Pour avoir une idée de la distribution linguistique, allez voir cette carte.
Pour ce qui est de la situation du français, même si c’est une langue officielle, seulement 3% de la population ténoise dit avoir le français comme langue maternelle. On retrouve évidemment des québécois, mais aussi beaucoup d’acadiens et des francophones d’ailleurs au pays. Hay River a son association franco-culturelle depuis 1987, créée à la base car les francophones de l’endroit voulaient avoir accès à un poste de télévision en français. Ensuite, les parents se sont battus pour avoir une école francophone où leurs enfants pourraient être éduqués totalement en français. L’école Boréale a donc vu le jour en 1999, avec seulement quelques enfants en maternelle. Puis, d’année en année, une classe s’ajoutait, jusqu’à avoir les deux premières finissantes de 12e année l’an passé. L’école Boréale a maintenant deux bâtisses adjacentes, une pour le préscolaire et primaire, l’autre pour le secondaire. Cette école sans gymnase ni cadenas sur les casiers compte aujourd’hui plus de 80 jeunes. La seule autre école totalement francophone se trouve à Yellowknife et les jeunes de Fort Smith et Inuvik peuvent choisir le programme d’immersion française offert à leur école anglophone. En plus des écoles, on retrouve des associations franco-culturelles dans quelques autres communautés, ainsi qu’un journal et une radio francophone qui desservent le territoire. C’est là qu’on prend vraiment conscience de la présence du français ailleurs au Canada et de la difficulté de faire survivre une langue lorsqu’elle est réellement minoritaire.
Linguistiquement vôtre,
Sarah sans passeport
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