Magasiner où vivre

Avez-vous délibérément choisi l’endroit où vous vivez? Genre, avant d’avoir le travail qui est (idéalement) pas loin? Êtes-vous juste resté dans la même ville ou région toute votre vie? Avez-vous déjà pensé que ce serait mieux ailleurs? (Parallèle à faire avec votre couple ici, si vous le sentez…!) Un jour, j’ai allumé que je n’avais jamais choisi de vivre à Québec, que j’étais juste restée là après la fin de mes études et que j’avais continué pas mal le même rythme de vie, l’université en moins. Ce jour-là, j’ai su que ça ne fonctionnait pas et qu’il fallait qu’on magasine où on aimerait habiter. (Si le parallèle se fait toujours avec votre couple ici, veuillez lâcher ce blogue au plus maudit et avoir une discussion avec l’être non-choisi.)

On magasine nos autos (ark, ben non, Chum Sans Passeport s’en charge), nos bébelles technos (ark encore plus, y’a e-rien que j’hais plus que ça!), nos bottes d’hiver (plus de chaleur que de look, parfait je les prends) et notre sorte de moutarde (sérieux, y’en a plein, faut s’informer gang), mais j’ai l’impression qu’on ne magasine pas vraiment où on aimerait habiter. Je ne parle pas de maison là…mais de ville, ou de région, ou de style d’agglomération, mettons.

Depuis 2016, je magasine. Moi qui n’aime vraiment pas beaucoup magasiner, là je fais du lèche-village (ark, ça sonne vraiment laid ça. En tout cas bref, lèche-vitrines de village, on se comprend, merci.) Pour plusieurs, je suis allée d’un quasi-extrême à l’autre (extrême du point de vue québécois, on partait pas de Tokyo non plus tsé), mais quoi de mieux que de manquer de quelque chose pour savoir qu’on s’en ennuie un peu?

Donc, d’ici à ce qu’un village me cache des 5$ dans le trottoir pour m’inciter à rester (blague de La Grande Séduction, tellement 2003, mais j’habite sur la Basse-Côte, faque j’ai le droit, bon.), je me promène, j’observe, et prends des notes sur ce que je veux – ou pas – de mon futur chez moi.

TSP magasiner

Un bref aperçu du magasinage…ou plutôt juste 5 photos dont je suis bien fière et qui fittent là! 10 points à ceux qui peuvent nommer ces 5 endroits 😉

Cher futur chez moi, tu auras…

…pas trop chaud. J’haïïïs ça, la chaleur. Tu ne veux pas d’une nouvelle résidente en torieux dès qu’il fait plus que 28 et demi.

…une culture francophone ou francophile, du moins en bonne partie. Je pourrais développer là-dessus, ça vaut un texte en soi. On s’en reparle.

…une vie culturelle, même si c’est juste l’été, même si c’est une fois par mois avec un public de 14 crinqués, même s’il faut faire une heure de route pour en avoir un peu plus.

…un potentiel de développement. Tu ne seras pas déjà saturé d’événements, de projets, ni de touristes. Tu auras aussi un minimum d’ouverture vers des trucs qui n’existaient pas nécessairement en 1992. Tu auras la place à ce qu’un groupe de gens willing invente un nouveau festival, juste parce que ce serait plaisant.

…des enfants. Qu’il y ait d’éventuels Petits Sans Passeport ou pas, toi, tu en auras. On oublie quand on est en ville depuis toujours qu’il existe des endroits où les écoles sont converties en édifice municipal, parce qu’il n’y a plus d’enfant à proximité. C’est beaucoup trop triste, ça.

….une microbrasserie, un café cool et idéalement un resto où je mange autre chose que pizza/club sandwich. Pas 42 affaires de chaque, toutes bondées quand on veut y aller là, une, c’est ben correct. Deux si tu files dans un gros vent de changement.

…des activités de plein-air, idéalement du kayak et de la randonnée pédestre, avec un minimum d’infrastructures pour des gens qui ne veulent pas juste flasher leur kit Arcteryx acheté pour l’occasion, mais qui ne filent pas non plus pour se battre avec des loups en chemin.

…de l’eau pas loin, salée ou aux allures nordiques, probablement. Pas juste des rangées de piscines maintenues à 85.

…pas de 3e lien, mais un premier ça a l’air ben swell pareil.

…assez de monde pour pas que la vie des autres se ouèrre (du verbe ouerrer, merci) selon l’endroit où leur voiture somme toute commune est vue, mais pas trop de monde pour qu’on puisse quand même rencontrer des gens qu’on connaît régulièrement en allant à l’épicerie.

…ouin, peut-être que ton épicerie se fera appeler épicerie…au lieu de magasin…ça je ne suis pas certaine encore. Si on peut y trouver des mini bok choy, de la coriandre fraîche, des bières de microbrasserie de la région et des framboises du Québec top shape lorsqu’en saison, ce serait encore mieux.

Voilà, d’ici à ce que je te trouve, je continue mon magasinage. Y’a en masse de choix!

2 réflexions sur “Magasiner où vivre

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